Aunée

Partager, semer et récolter les graines d'un avenir meilleur

Position actuelle : Moselle-Est

Je me déplace périodiquement entre la Moselle (Lorraine) et le Vaucluse (Provence).

 

Des rencontres seraient possibles de façon préférentielles en Lorraine/Moselle ou aux environs des routes Nationales N57 et N7, Les départements et principales villes concernés sont :

  • la Meurthe-et-Moselle, (Nancy, Longwy),
  • les Vosges (Epinal),
  • la Haute-Saône (Vesoul),
  • le Doubs (Lons-le-Saunier),
  • le Jura (Bourg-en-Bresse),
  • l'Ain (Lyon),
  • l'Isère (Vienne),
  • la Drôme (Valence)

Contribuer

Si vous souhaitez me fournir une aide matérielle ou au développement du programme, vous pouvez volontiers me contacter par mail !

 

Pour l'instant, les aides matérielles concerneraient la nourriture, l'entretien du véhicule/atelier et du matériel requis pour faire les présentations (affiches, vidéo projecteur, tableaux...).

 

Si vous avez d'autres objets à donner qui ne concernent pas mes activités, je vous conseille le site donnons.org afin de favoriser les échanges au niveau local et lutter contre la surconsommation :)

Service facile et gratuit

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Partenaires et remerciements

  • L'artiste M.Ann, qui a suivi, soutenu et encouragé le projet depuis son commencement et sans qui je n'aurais peut-être jamais eu le parcours qui m'a fait aboutir à ce projet
  • Maxime Simone, réalisateur de films amateur et étudiant passionné (et passionnant !) de sociologie, sciences humaines, politique et cinéma, auprès de qui j'ai pu trouver soutien, avis complémentaires et ouverture sur la société actuelle
  • l'enseignant-chercheur Christoph Emmerling de l'Université de Trèves qui m'a épaulé et conseillée pendant toute la phase de construction de a base de données et du programme à l'origine du projet et qui offre son soutien pour son affinement.
  • le département des Sciences de l'Environnement et de l'Espace de l'Université de Trèves, en particulier le Master Prozessdynamik an der Erdoberflache qui m'a ouverte à la recherche en m'offrant la méthodologie et les connaissances qui m'ont donné l'envie de continuer dans cette voie
  • l'écrivain, chercheur ethnobotaniste Pierre Lieutaghi, avec qui les échanges très riches permettent et permettront l'affinement et l'adaptation du projet à notre cadre socio-économique, culturel et politique actuel. 
  • L'école Montessori d'Apt qui a accepté de tester les premiers prototypes du jeu éducatif au sein de son établissement
  • Les professeurs du département de Géographie de l'Université de Lorraine (campus messin du Saulcy) qui m'ont donné mes premières bases de géographie physique et humaine et de géopolitique.
  • Merci au Sarment Bio à Cavaillon pour m'avoir régulièrement offert son soutien alimentaire et m'avoir prévenue de la plantation de l'arboretum de Mérindol qui m'a directement ou indirectement permis de faire de très belles rencontres en accord avec le projet
  • Benjamin Mercier, l'un des deux artisans de Tinyhouse Escampette qui a eu la gentillesse de m'offrir son hospitalité et une place agréable pour ma maison sur roues quand j'ai eu besoin de me déplacer fréquemment aux alentours de Cavaillon. Ce sont des artisans passionnés et très doués, je vous encourage à aller découvrir leur travail qui constitue une véritable alternative d'habitat écologique et économique :)
**Benjamin Mercier**, l'un des deux artisans de _Tinyhouse Escampette_ qui a eu la gentillesse de m'offrir son hospitalité et une place agréable pour ma maison sur roues quand j'ai eu besoin de me déplacer fréquemment aux alentours de Cavaillon. Ce sont des artisans passionnés et très doués, je vous encourage à aller découvrir leur travail qui constitue une **véritable alternative d'habitat écologique et économique** :)**Benjamin Mercier**, l'un des deux artisans de _Tinyhouse Escampette_ qui a eu la gentillesse de m'offrir son hospitalité et une place agréable pour ma maison sur roues quand j'ai eu besoin de me déplacer fréquemment aux alentours de Cavaillon. Ce sont des artisans passionnés et très doués, je vous encourage à aller découvrir leur travail qui constitue une **véritable alternative d'habitat écologique et économique** :)

Foire aux Questions

Retrouvez la Foire au Questions complète en version dynamique sur https://aunee.frama.site/faq

-> Choisissez vos thèmes et trouvez les entrées qui vous intéressent ! La FAQ de ce site n'est plus maintenue.

 

 

SOMMAIRE

 

 

1. Aunée en théorie et en pratique


1. Que signifie « Aunée » ?

2. Que représente le logo d’Aunée ?

3. Quelle est l’origine du projet Aunée ?

4. En quelques mots, comment expliquez-vous le projet Aunée ?

5. Qu’entendez-vous par « à la portée de tous » ?

6. Qui peut contribuer ? Comment ?

7. Quelle est la différence entre « Aunée » et le « projet Aunée » ?

8. Quelles sortes d’interventions le Projet Aunée regroupe-t-il ?

9. Les interventions sont-elles payantes ?

10. Et une fois le programme autonome et les principaux intéressés rencontrés ?



2. Remarques courantes : réponses !


1. Dans notre société urbaine, impossible de penser à de l’autarcie !

2. Mettre en pratique les résultats du programme à tout un pays revient à se passer d’aliments animaux et condamne des écosystèmes uniques.

 


Note préliminaire : j’utilise régulièrement le terme de « communauté » pour désigner l’ensemble des personnes physiques et morales inscrites sur le forum et/ou à la liste de diffusion du projet. Il ne s’agit en aucun cas de créer une secte : ça va peut-être sans dire, mais ça va tellement mieux en le disant !

 

 


 

1. Aunée en théorie et en pratique

 

1. Que signifie « Aunée » ?

 

L’Aunée est une tonique pulmonaire. Cette plante médicinale est connue sous le nom scientifique d’Inula helenium.; il s’agit d’un grand remède antique et médiéval aux multiples capacités, aujourd’hui complètement délaissé. La musique de son nom m’a fait penser au mot « Honey », le miel en anglais.


Le nom Aunée regroupe ainsi à la fois une notion de végétal, de soin des voies respiratoires, et de travail des pollinisateurs que ce projet espère contribuer à protéger.


Je cherchais ue plante qui soit associée à la respiration, que j’associe à, un mouvement, un échange gazeux. L’une des raisons pour lesquelles la notion de respiration m'est chère dans ce projet est l'échange constant que je souhaiterai permettre au niveau des connaissances. Comme ce gaz vital qui alimente à la fois nos muscles (actes) et notre cerveau (capacités cognitives), les connaissances devraient guider nos actes en pleine conscience de leur impact... dans le meilleur des cas


Jonathan Raymond, thérapeuthe en ayurvédu et herboriste acrédité par la Guilde des Herboristes du Québec donnes les indications suivantes pour cette plante :

 

Aunée, Inula helenium

L’aunée convient aux personnes qui prennent facilement froid l’hiver et dont les poumons sont engorgés. Elle réchauffe le système respiratoire et stimule l’expectoration du mucus. L’aunée améliore le fonctionnement du système immunitaire en faisant circuler davantage la lymphe. D’autre part, son amertume et ses huiles essentielles stimulent la digestion et réduisent les gaz intestinaux.


Utilisation : Bouillir la racine d’aunée une dizaine de minute, à raison d’une ou deux cuillères à thé par tasse d’eau chaude.

 

Article d'origine sur : http://www.mangersantebio.org

 


2. Que représente le logo d’Aunée ?

 

De deux mains jointes rayonnent les pétales de la fleur d'Aunée, rappelant à la fois le miel, fruit du travail des pollinisateurs, et la notion de rayonnement, de partage avec l'extérieur.

Les mains forment le pistil, l'organe reproducteur de la plante : ce symbole de partage se lie alors à la notion de fécondité. C'est une invitation à se souder pour s'offrir la chance de changer notre présent, puis notre avenir.
Les pétales en forme de gouttes qui émergent des doigts ou en suivent la forme plusieurs signification.
La première est une impression de rayonnement jaillit des mains vers l'extérieur: de l'entraide jaillit la force et une plus grand influence sur l'extérieur. Les gouttes suivent naturellement le contours des mains et la direction donnée par les doigts, comme pour les prolonger: le projet doit accompagner ses utilisateurs pour une prise d'autonomie instinctive, naturelle.
La seconde signification est une allusion au miel des abeilles, pollinisateurs gravement menacés d’extinction par le système actuel Elle rappelle l'objectif d'un renouveau écologique grâce à des cultures respectueuses de l'environnement et des pollinisateurs par l'absence de produits chimiques. Cette association au miel est également liée au nom Aunée, très proche de Honey, "miel" en anglais.
L'ensemble forme la fleur d'Aunée. La couleur jaune est celle de la fleur et rappelle à la fois le soleil, le miel, et le sentiment de joie et d'enthousiasme que j'espère communiquer tout au long de la vie de ce projet.

 

 

3. Quelle est l’origine du projet Aunée ?

 

Aunée est l’évolution de VegAu, le programme que j’ai écrit dans le cadre de ma thèse de Master. Ayant un temps limité pour lui donner le jour sous une forme acceptable, VegAu n’a jamais eu d’interface graphique ni d’options particulières : il devait simplement me permettre de répondre à la question d‘une auto-suffisance théorique de la France dans le cas où tous les français adoptaient un mode de vie sans ressources animales (produites sur les terres agricoles actuelles) et sans irrigation artificielle. Très théorique et en décalage avec le cadre socio-économique et politique actuel, ce sujet relevait pour moi d’une curiosité et d’un défi scientifique avec l’espoir d’ouvrir ou d’étoffer des débats dans les mondes scientifique et politiques. Dès le départ, je projetais d’étoffer le projet pour l’adapter aux pratiques actuelles de façon à pouvoir offrir un outil personnalisable qui permette aux intéressés de faire une transition guidée s’ils le souhaitaient, vers une agriculture et/ou une gestion de l’espace plus raisonnés.

 

« VegAu » est l’abbréviation de « Vegan Autarcie », ou « Autarcie Végétalienne » en français. Sa sonorité laisse également entendre « Veg’(é)gaux », avec une notion d’égalité grâce à une alimentation végétale. Le dossier complet ainsi que sa présentation synthétique se trouvent dans les ressources téléchargeables du site au format pdf.

 

 

4. En quelques mots, comment expliquez-vous le projet Aunée ?

 

Le projet Aunée a pour but de mutualiser des informations scientifiques et pratiques qui ne se trouvent jusqu’à présent qu’à l’Université et les écoles spécialisées sous la forme d’un programme informatique et d’animations ludiques à la portée de tous. Il invite agriculteurs, scientifiques, jardiniers amateurs et développeurs à coopérer pour créer une base de données et un programme solides, intuitif et cross-plateforme (utilisable sur Linux, Windows et Mac).

 

De fait, le projet peut être vu en deux phases complémentaires : la création d’un programme servant de plate-forme d’information et d’échange virtuel et la mise en pratique de ces informations par les établissements, agriculteurs et particuliers intéressés.

 

 

5. Qu’entendez-vous par « à la portée de tous » ?

 

Les informations récoltées pour écrire le programme doivent être accessible et utilisables par des adultes, mais également des enfants et des personnes âgées. Pour la tester la qualité de l’interface du programme, je souhaite aller en particulier vers les personnes âgées qui n’ont aucune expérience avec l’informatique pour optimiser son accessibilité. Une présentation et démonstration du programme aura lieu dans toutes les villes et villages intéressés par le projet afin d’encourager les jardiniers amateurs et agriculteurs à l’utiliser. Vous pouvez me contacter via le site ou le forum où vous me trouverez sous le nom d’Emilie.

 

Les enfants apprenant mieux par le jeu, les données utilisées par le programme seront présentées sous forme d’animations ludiques destinées aux familles et aux écoles. Il serait également intéressant de créer un événement communal pour se servir des ressources du projet pour mettre en place un jardin communautaire.

 

 

6. Qui peut contribuer ? Comment ?

 

Tout le monde peut contribuer à sa manière :


  • les agriculteurs et chercheurs peuvent participer à la création de la base de données en remplissant des questionnaires ou tableaux, voire en proposant directement des corrections dans la base de données. Ils peuvent également (et surtout, par la suite !) tester le programme et commenter, aider à corriger les résultats afin de les affiner.
  • les développeurs peuvent m’aider à optimiser le code du programme et la gestion des données ainsi que les services en lignes. Étant autodidacte en programmation, j’ai très peu de notions notions quant aux services en ligne et aucune quant à la création d’interface graphique en Python. Toute aide est donc la bienvenue !
  • les jardiniers amateurs peuvent également faire part de leurs connaissances et commenter, corriger les résultats du programme pour l’affiner.
  • n’importe qui peut s’amuser à tester le programme régulièrement pour communiquer les bugs et donner des idées pour en améliorer l’accessibilité.
  • N’importe qui peut également me communiquer les statistiques de sa météo locale pour corriger la base de données du programme.
  • Les communes peuvent mettre en place un ordinateur au service de ses citoyens pour permettre à n’importe qui d’avoir accès au programme pour préparer son jardin. Il est prévu de lancer une campagne de don à la sortie d’une version stable du programme pour donner aux communes intéressées un vieil ordinateur doté d’un système Linux, d’Aunée et d’une connexion Internet.
  • Les écoles et communes/foyers communaux peuvent me contacter pour mettre en place un suivi ou l’organisation de la création d’un jardin communautaire. Les ressources destinées aux enfants et familles sont actuellement en cours de création.

 

 

 

7. Quelle est la différence entre « Aunée » et le « projet Aunée » ?

 

Aunée est le nom du programme qui sert de support de diffusion et de plateforme d’échange aux informations. Le « projet Aunée » dans sa globalité concerne non seulement le programme, mais aussi toute l’activité communautaire, pratique et informative qui l’entoure.

 

 

8. Quelles sortes d’interventions le Projet Aunée regroupe-t-il ?

 

Les interventions possibles varient selon le public :

  • en Université, le projet et ses résultats seraient exposés sous forme de conférence puis discuté au cours d’une table ronde

  • en mairie et avec les acteurs territoriaux intéressés, les possibilités sont multiples :

    • simples discussions sur une optimisation et un état des lieux de l’utilisation du territoire

    • mise en place d’un poste dédié au programme au sein de la commune (en mairie, médiathèque, foyer communal...)

    • organisation d’un événement menant à la création d’un jardin communautaire au sein de la commune

    • organisation d’un événement à but informatif : explication du fonctionnement du programme, débats, échange d’expérience et savoir-faire avec les concitoyens

  • en école pourrait être appliqué le jeu proposé dans le cadre du projet, qu’il mène ou non à la création d’un jardin au sein de l’école. Le but est avant tout d’offrir aux jeunes la possibilité de réappréender leur nourriture et les plantes dont elle provient. La grande mobilité demandée par leprojet Aunée m’empêchant de rester pour le suivi complet d’une classe, il serait possible soit de préparer l’instituteur.trice à utiliser les ressources que je mets à disposition et mener l’animation de façon autonome, soit d’animer moi-même la partie informative et introductive du jeu.



9. Les interventions sont-elles payantes ?

 

Non, les interventions du Projet Aunée sont gratuites. Cependant, elles demandent des ressources, tant pour le déplacement que pour le matériel utilisé. Le temps que j’y passe ne peut également pas être consacré à mon travail ! Les organismes ou personnes qui le souhaitent peuvent donc très volontiers faire un don en fonction de leurs moyens afin de participer aux frais du projet.

 

 

 

10. Et une fois le programme autonome et les principaux intéressés rencontrés ?

 

Selon les moyens que je pourrai mettre dans le projet, je souhaiterai me déplacer à travers l’Europe après avoir véhiculé le projet dans un maximum d’autres pays dans le monde.

 

Si je parviens à récolter assez d’argent, j’aimerais acquérir un terrain forestier et éventuellement un terrain agricole dans le but de tester certaines hypothèses et faire part de mes expériences à la communauté :

  • sur un terrain forestier, je pense notamment aux échanges mycorhiziens entre les arbres, qui permetteraient également l’alimentation des cultures sous leur couvert, leur offrant également une atmosphère fraiche et humide.

  • un terrain agricole ferait l’objet de tests plus classiques, en particulier dans le but d’homogénéiser la base de données grâce à une même méthode de travail et d’extraction pour toutes les cultures.

 

 

 

2. Remarques courantes : réponses !

 

 

1. Dans notre société urbaine, impossible de penser à de l’autarcie !

 

Lors de l’écriture de VegAu dans le cadre de mon Master, je pensais à un système économique adapté et non à un groupement d’hermites.

Je m’explique : à l’heure actuelle, nous disposons de terres urbaines et rurales. Mon idée était simplement une gestion optimisée des ressources sur la base de l’échange sur l’ensemble du territoire : imaginez un programme/site Internet centralisant les données de rendements prévisionnels et effectifs et à travers le pays. En résulte un potentiel général pouvant être réparti équitablement sur l’ensemble du territoire, ou simplement la possibilité pour chaque commune de demander ce dont elle a besoin en fonction de sa population. Cela demanderait toujours de l’organisation et du transport, mais nous éviterions ainsi du gaspillage et de la surproduction. Rien n’empêcherait d’exporter nos surplus et importer des fruits exotiques : au moins, nous serions acteurs de notre alimentation et pas escalvagistes de pays plus pauvres.


J’ouvre ici un débat à poursuivre sur le forum une fois celui-ci opérationnel : Si nous partions sur une organisatio

n de ce genre basée principalement sur nos propres ressources agricoles, il serait intéressant de penser la nourriture brute comme un bien mutualisé, et à ce moment-là ajouter une cotisation au profit des agriculteurs. Les agriculteurs étant payés par la communauté, la nourriture serait « gratuite », car payée par tout le monde. Se pose bien sûr de multiples questions, à commencer par les transfrontaliers qui ne payeraient pas cette cotisation... Cela deviendrait un grand sujet éthique sur le droit à la nourriture en fonction de la quantité produite. Toute personne intéressée par le débat peut me donner son contact par mail pour que je l’avertisse de l’ouverture du forum !

 

 


2. Mettre en pratique les résultats du programme à tout un pays revient à se passer d’aliments animaux et condamne des écosystèmes uniques.

 

Et non ! L’absence de terrains voués au pâturage ne condamne pas la création de produits carnés pour ceux qui le souhaitent : elle la modère et invite simplement à des pratiques adaptées. Rien n’empêche non plus la possibilité de protéger certaines zones intéressantes pour en préserver la biodiversité.

 

Exemple : les pelouses calcaires abritent une flore particulière et protégée, et notamment des orchidées sauvages. Si l’Homme ne modère pas cet environnement (à ma connaissance), des plantes invasives prennent le dessus et détruisent cet écosystème fragile. Pour se faire, un troupeau de moutons est régulièrement amené sur le terrain pour le tondre : les moutons ayant une alimentation sélective, ils réduisent la hauteur de l’herbe et empêchent la propagation des plantes invasives tout en préservant les arbres et les plantes particulières.


De façon générale, je pense que le déplacement des animaux est à la fois bénéfique à leur santé et celle du sol : ils évitent la compaction du sol que provoquent les machines et ne consomment non pas une énergie fossile mais restituent au sol un engrais animal ! Réfléchir à remplacer les tondeuses par des animaux peut être intéressant à tout point de vue :

  • gain de temps : si bien sûr cela ne vous dérange pas d’avoir des animaux sur votre terrain en attendant qu’ils fassent le travail à votre place. Plus besoin non plus de pester après une herbe trop haute pour votre machine : les animaux n’en font qu’une bouchée (même s’ils doivent la mastiquer longuement) !

  • gain d’argent : pas d’achat de machine et de carburant, pas de maintenance de machines

  • travail propre : soyez sûr qu’il ne subsisterait plus de touffe d’herbe rebelle au pied de vos aménagements de jardin !

  • un sol protégé et nourri : encore une fois, les animaux ont un impact très réduit sur la compaction des sols et leurs excréments agissent comme engrais naturels. Il est clair que sur un terrain privé au sein d’un village ou d’une ville, les bovins ne seraient pas très adaptés… Il faudrait adapter le choix d’élevage aux besoins du terrain : les poules ratissent votre jardin à votre place et font place nette tout en ajoutant du guano à la terre. Les moutons et les chèvres ont des excréments plus discrets et seraient plus adaptés à une pelouse. Selon les plantes/arbres à protéger ou non, on choisira plutôt l’un ou l’autre. Les bovins seraient alors adaptés aux espaces agricoles, à cause de l’apparence massive de leurs excréments comme pour leur qualité.

  • gain d’espace au profit de forêts ou d’arboretums : si les troupeaux sont répartis, plus besoin de pâturages énormes dédiés à l’élevage. Souvent, ces grandes terres vides le sont à cause de leur sol argileux, impropre à l’agriculture à cause de sa densité. Les forêts étant créatrices d’humus, il serait intéressant de chercher à revitaliser ces sols, en particulier s’ils sont sur un terrain pentu : les racines des arbres permetteraient de stabiliser le sol, évitant des glissements de terrains parfois désastreux.

    Cela irait également dans le sens d’un encouragement à la polinisation dans la mesure où les arbres sont soignement choisis et répartis. À l’heure actuelle, offrir une nourriture saine aux abeilles et autres polinisateurs revêt une importance capitale : nous dépendons des plantes, et la plupart des plantes ont besoin des polinisateurs pour se reproduire et développer leurs fruits.